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terça-feira, novembro 08, 2011

Matthew Barney no Estoril (2011)

Matthew Barney (1967), Drawing Restraint 17, Suiça, 2010

O "Lisbon & Estoril Film Festival" vai possibilitar, amanhã, dia 9 de Novembro, a visualização de Drawing Restraint 17 (2010), Blood of Two (2009), de Matthew Barney e de Sekhem - Khu (Prologue) (2010), de Matthew Barney e Jonathan Bepler. Matthew Barney estará presente, para aquilo que em linguagem do festival se chama uma "Masterclass". Amanhã, no Centro de Congressos do Estoril, a partir das 21:30. O festival permite muitos outros contactos com obras e criadores contemporâneos, pelo que a consulta do programa será de grande utilidade. Destaco a sessão especial dedicada a Jean-Marie Straub (hoje, a partir das 22 horas, no cinema Nimas) e as Leituras no Museu de História Natural e da Ciência, que reúnem Don DeLillo, Paul Auster, Siri Hustvedt e J.M. Coetzee (dia 10, a partir das 18 horas).

Dois avisos: é conveniente confirmar o programa e a presença do artista norte-americano com a organização; a aula de amanhã mantém-se nos termos, horário e local habituais.

Jean-Marie Straub (1933), L'inconsolable, França, 2011

quinta-feira, fevereiro 04, 2010

"Every thing was to be à la Quifferiquimini"

Jean-JacquesLequeu (1757-1826), Intérieur de l'habitation à l'égyptienne et la salle de Morphée, na Gallica.

The King and his three Daughters

(...)

While the nation was in this distracted situation, there arrived the prince of Quifferiquimini, who would have been the most accomplished hero of the age, if he had not been dead, and had spoken any language but the Egyptian, and had not had three legs. Notwithstanding these blemishes, the eyes of the whole nation were immediately turned upon him, and each party wished to see him married to the princess whose cause they espoused.

The old king received him with the most distinguished honours; the senate made the most fulsome addresses to him; the princesses were so taken with him, that they grew more bitter enemies than ever; and the court ladies and petit-maitres invented a thousand new fashions upon his account—every thing was to be à la Quifferiquimini. Both men and women of fashion left off rouge to look the more cadaverous; their cloaths were embroidered with hieroglyphics, and all the ugly characters they could gather from Egyptian antiquities, with which they were forced to be contented, it being impossible to learn a language that is lost; and all tables, chairs, stools, cabinets and couches, were made with only three legs; the last, howver, soon went out of fashion, as being very inconvenient.
Horace Walpole (1717-1797), Hieroglyphic Tales, 1785. Excerto da edição "online" do Project Gutenberg, no "site" Infomotions. Entre as muitas edições "online", poder-se-á encontrar uma edição deste conto em formato pdf, descarregável ("download") para o computador pessoal. A Description de l'Egypte encontra-se, há muito, na barra de "links" ("Links, textos online, investigação") do "blog" de "A Arte Moderna".

quarta-feira, novembro 25, 2009

Uma Europa em Expansão

Iluminura do manuscrito Carmina Burana, c. 1230
SI PUER CUM PUELLA

Si puer cum puellula
moraretur in cellula,
felix coniunctio.
Amore succrescente,
pariter e medio
propulso procul taedio,
fit ludus ineffabilis
membris, lacertis, labiis.
Carmina Burana, manuscrito de c. 1230, da biblioteca do mosteiro beneditino de Benediktbeuern

Uma tradução, literal, para inglês, oferecida pelo "site" Teach Yourself Latin:
If a boy lingers with a little girl in a cellar, their meeting is fortunate. As Love increases and for both (pariter) boredom is dispatched far from their midst, an indescribable game occurs with limbs, shoulders, lips.
Em português:

Se um menino com um menina
se encontram em um quarto.
o casamento é feliz.
O amor avulta,
e entre eles
a vergonha é posta de lado
e tem inicio um jogo inefável
em seus membros, braços e lábios.

O manuscrito inclui poemas para serem cantados, de temática e autoria diversas, com uma cronologia compreendida entre os séculos XI e XIII. É o Ocidente europeu em aumento demográfico, em expansão, em abertura ao(s) outro(s), em urbanização. Lenta expansão, do local (arroteias) para o global. Abertura geográfica, mas também cultural e mental (abertura ao corpo, à natureza, à matéria - criaturas de Deus).

terça-feira, novembro 24, 2009

A espiritualização da cultura romana

Pintura mural da necrópole de Poseidonia (Paestum latina), c. 470 a.C.


Assim a morte é nada e em nada nos agrava,
já que a alma, bem vês, foi feita pra morrer (...)
E nada virá pois perturbar nosso nada
nem de leve atingi-lo ou fazer-nos sofrer.
Lucrécio (99-55 a.C.), De Rerum Natura, Livro III, versos 830-831 - 840-841, tradução de David Mourão-Ferreira, Imagens da Poesia Europeia, s.l., Artis, s.d. [1970], vol. I, p. 167


Alma minha, brandinha, vagabunda,
do corpo acompanhante e moradora,
a que paragens vais subir agora,
assim lívida, e rígida, e tão nua?

Deixarás de gozar o que hoje gozas.
Atribuído ao imperador Adriano (76-138 d.C.), citado em David Mourão-Ferreira, Imagens da Poesia Europeia, s.l., Artis, s.d. [1970], vol. I, p. 290. É a epígrafe que abre o livro de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951)


Nicolas Poussin (1594-1665), "Mercúrio levando uma alma à presença de Plutão", cópia de um relevo do Sarcófago de Proserpina, carvão, 170 x 190 mm., Musée Condé, Chantilly

quarta-feira, outubro 15, 2008

Manual e intelectual: o sonho de Luciano (século II d.C.)

"Medusa Rondanini", cópia romana de um original grego atribuído a Fídias (séc. V a.C.): a cabeça da Medusa que decorava o escudo da estátua da deusa Atena no Parténon. Esta cópia romana pertence à Glyptothek de Munique

Jusqu'ici tout ce que j'ai dit n'est pas fort sérieux et ce ne sont là que des enfantillages. Mais ce que vous allez entendre n'est point à mépriser, il mérite toute votre attention car pour parler comme Homère:

J'eus pendant la nuit un songe merveilleux

et si clair qu il ne le cède en rien à la vérité même: aussi, après un si long temps la forme des objets qui m'apparurent est encore présente à mes yeux, et le son des paroles que j'entendis retentit encore à mes oreilles, tant ma vision avait été nette.
Deux femmes, me prenant par les mains, me tiraient chacune de leur côté avec tant de violence, qu'il s'en fallait peu qu'elles ne me missent en pièces par leurs efforts contraires. Tantôt l'une paraissait remporter la victoire et me possédait presque entièrement, tantôt je passais au pouvoir de l autre. Elles se disaient mutuellement des injures l'une voulait m'avoir sous prétexte que je lui appartenais déjà; l'autre me revendiquait comme ayant été soustrait à son pouvoir. La première avait l'air grossier d'un artisan; elle était robuste; ses cheveux en désordre, ses mains remplies de durillons, sa robe retroussée jusqu'à la ceinture et couverte de poussière, la faisaient ressembler à mon oncle travaillant dans son atelier. La seconde, d'une physionomie très agréable, avait un maintien noble et décent; sa robe flottait avec grâce. Enfin, elles me laissèrent décider à laquelle des deux je voulais appartenir. La première, cette femme aux traits grossiers, me dit:
"Mon enfant, je suis la Sculpture dont tu reçus hier la première leçon: je suis attachée depuis longtemps à ta famille et par moi ton aïeul (elle prononça le nom du père de ma mère) et tes deux oncles se sont illustrés. Si tu veux renoncer aux bagatelles et au vain babillage de celle ci (elle montrait sa rivale), si tu veux me suivre et t'attacher à moi, je te donnerai d'abord une éducation mâle, tu auras des épaules robustes tu ne seras point exposé à l'envie ni obligé d'abandonner ta patrie et tes amis pour parcourir des pays étrangers, et ce ne sera pas pour des paroles mais pour des actions que les hommes te donneront des louanges. Que la saleté de mon extérieur et de mon habit ne te rebute point: tel était Phidias lorsqu il formait son Jupiter; tel Polyclète quand Junon sortit de ses mains savantes; tels Myron et Praxitèle lorsqu ils méritaient les louanges et l admiration de toute la Grèce. On les adore encore aujourd'hui avec les dieux qu'a produits leur ciseau. Ah! si tu deviens semblable à l un d'eux, quelle sera ta célébrité parmi les hommes! On portera envie au bonheur de ton père et tu illustreras ta patrie."
Tel fut à peu près son discours; elle en dit même encore bien davantage; elle faisait à chaque mot des fautes et des barbarismes, parlait avec vivacité, et employait tous ses efforts à me persuader; mais je ne me souviens plus de tout ce qu'elle me dit; la plus grande partie de ses discours est sortie de ma mémoire. Enfin, lorsqu elle eut cessé de parler, l'autre commença à peu près en ces termes:
"Mon fils, tu vois en moi la Science; je suis déjà ton amie et tu dois me connaître, quoique tu n'aies fait encore avec moi qu'un léger apprentissage. Ma rivale t'a vanté tous les avantages dont tu jouiras en te livrant à la sculpture; cependant tu ne serais jamais qu un ouvrier soumis à un travail pénible, duquel dépendrait tout l'espoir de ta nourriture; ton gain serait mince et peu honorable; tu vivrais humble et obscur; jamais une longue suite ne t'accompagnerait dans les rues; et tu ne saurais ni plaider pour tes amis ni te rendre formidable à tes ennemis Nul citoyen n'enviera ton bornheur; tu ne seras qu'un artisan, un homme ordinaire confondu dans la foule, tu trembleras devant ceux qui l'emporteront sur toi par les richesses ou la force de l'éloquence, et tu seras réduit à leur faire ta cour. La crainte et l'inquiétude troubleront ta vie, et tu deviendras la proie d'un homme puissant. Quand tu serais un Phidias ou un Polyclète, quand tu ferais les ouvrages les plus admirables, c'est à ton art seul que toutes les louanges seront adressées, et de tous ceux qui regarderont tes chefs-d'œuvre, il n'y aura personne, pour peu quil ait de sens, qui veuille te ressembler. Tu ne passeras que pour un artisan, un vil ouvrier, un homme qui vit du travail de ses mains. Si au contraire tu veux suivre mes conseils, je te ferai connaître les beaux ouvrages et les actions admirables des anciens; je te donnerai des connaissances universelles. J'ornerai ton âme, cette noble partie de toi même, des vertus les plus estimables. La sagesse, la justice, la piété, la douceur, la modestie, la prudence, la patience, l'amour des choses honnêtes et le goût des études sérieuses présideront à ta conduite. Ce sont là véritablement les ornements incorruptibles de l'âme. Rien de ce qui se fit autrefois ni de ce qu'il faut faire à présent ne t'échappera; bien plus, avec moi tu prévoiras ce qu'il est à propos ou non de faire; en un mot, je t'instruirai bientôt de tout ce que l'on doit aux dieux et aux hommes. Celui qui à présent est pauvre, le fils d'un homme inconnu, qui délibère s'il embrassera un état ignoble, sera dans peu l'objet de l'envie et delà jalousie universelle. On te comblera d'honneurs et de louanges; tu seras revêtu de cet habit (elle me montra le sien, qui était magnifique); tu te feras estimer par tes rares qualités, et tu t'attireras la considération de ceux même qui l'emportent sur toi par les richesses et la naissance; on te jugera digne des plus grands emplois, et l'on te déférera partout la première place.
Luciano de Samósata (125-180 d.C.), Dialogues Satiriques, Philosophiques et Divers Petits Traités, Paris, Chez Lefèvre-Chez Carpentier, 1841, pp. 3-6, tradução de Jacques-Nicolas Belin De Ballu (1753-1815). Uma tradução para inglês das obras de Luciano pode também ser encontrada nos Google Books. Outras edições das obras de Luciano poderão ser encontradas na Tower of Googel, através da etiqueta respectiva. O trecho a "bold" é aquele que é traduzido para português nos parágrafos seguintes. O pormenor tipográfico que remata esta entrada ("post") foi retirado da folha de rosto dos Dialogues Satiriques.

Para simplificar a abordagem do texto, apresento, traduzido para português (a partir da versão francesa de Belin de Ballu), um excerto particularmente eloquente da argumentação contra a escultura:
Quando tu fores um Fídias ou um Polícleto, quando tu fizeres as obras mais admiráveis, será apenas à tua arte que todos os elogios se dirigirão e, entre todos aqueles que admirarem as tuas obras-primas, não haverá ninguém, por pouco senso que tenha, que a ti se queira assemelhar. Não passarás de um artesão, um vil operário, um homem que vive do trabalho das suas mãos.

quarta-feira, janeiro 09, 2008

Ficções e realidades

Diego Velázquez, "Las Meninas", 1656-57, óleo sobre tela, 318 x 276 cm, Museo del Prado, Madrid

"—No es eso —respondió don Quijote—, sino que el sabio a cuyo cargo debe de estar el escribir la historia de mis hazañas le habrá parecido que será bien que yo tome algún nombre apelativo como lo tomaban todos los caballeros pasados: cuál se llamaba el de la Ardiente Espada; cuál, el del Unicornio; aquel, el de las Doncellas; aqueste, el del Ave Fénix; el otro, el caballero del Grifo; estotro, el de la Muerte; y por estos nombres e insignias eran conocidos por toda la redondez de la tierra. Y, así, digo que el sabio ya dicho te habrá puesto en la lengua y en el pensamiento ahora que me llamases el Caballero de la Triste Figura, como pienso llamarme desde hoy en adelante; y para que mejor me cuadre tal nombre, determino de hacer pintar, cuando haya lugar, en mi escudo una muy triste figura".
Miguel de Cervantes (1547–1616), Don Quijote de la Mancha, 1605

"¿Qué es la vida? Un frenesí.
¿Qué es la vida? Una ilusión,
una sombra, una ficción,
y el mayor bien es pequeño;
que toda la vida es sueño,
y los sueños, sueños son".
Pedro Calderón de la Barca (1600-1681), La Vida es Sueño, 1635

"All the world's a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts,
His acts being seven ages".
W. Shakespeare (1564–1616), As You Like It, 1599-1600 (?)

"Life's but a walking Shadow, a poore Player,
That struts and frets his houre vpon the Stage,
And then is heard no more. It is a Tale
Told by an Ideot, full of sound and fury
Signifying nothing".
W. Shakespeare (1564–1616), Macbeth, 1603-1606 (?)

"There is a play to night before the King,
One scene of it comes neere the circumstance
Which I haue told thee of my fathers death,
I prethee when thou seest that act a foote,
Euen with the very comment of thy soule
Obserue my Vncle, if his occulted guilt
Doe not it selfe vnkennill in one speech".
W. Shakespeare (1564–1616), Hamlet, 1599-1601 (?)

J.-L. Godard (1930), Le Mépris, 1963 (fotograma)